On a testé le livre « Je ne dors pas »
J’ai testé pour le vous le livre « Je ne dors pas » d’Aurélie Callet et Clémence Prompsy, du cabinet Kidz et Family 😊
Je l’ai testé dans un contexte un peu particulier : ma fille a dormi de ses 2 mois à 2 ans et demi sans soucis… on la couchait dans son lit avec un bisou, on sortait de sa chambre et hop elle s’endormait et était partie pour la nuit… On savait qu’on était bien chanceux, à côté des parents qui mettaient des heures à endormir leur bébé tous les soirs, et / ou qui n’avaient toujours pas de nuits complètes !!
Et puis tout a basculé 😅 Ma fille a commencé à faire des cauchemars vers ses 2 ans et demi, et on a très mal géré ça.
Si j’avais eu ce livre entre les mains bien plus tôt, cela m’aurait bien aidée !!
Alors voici mon retour sur ce livre, pourquoi il est bien fait, pourquoi il est presque d’utilité publique, et pourquoi il est même utile dans bien d’autres circonstances que le sommeil ! 😴
test avis livre je ne dors pas
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Lisez bien le début
Oui, cela peut sembler idiot, mais le livre est ainsi fait qu’on a vite envie de passer au « concret » et à la lecture des exercices, pour les mettre en place le plus vite possible. Ce serait une erreur, car le début du livre vous explique les principes mêmes de la méthode, vous « met dans le bain » et vous inculque l’état d’esprit dans lequel aborder le livre et les exercices.

Adaptez la méthode à votre famille
La méthode vous fera mettre en place des choses, n’hésitez pas à les adapter pour que ça corresponde encore plus à votre enfant, à votre famille.
Votre enfant a certainement plus de mal sur un point en particulier, vous pouvez essayer d’aller plus loin et d’adapter la méthode sur ce point spécifique. Par exemple, nous avons remarqué que notre fille avait un grand besoin d’être rassurée sur l’endroit où nous étions quand elle était dans son lit. Pour arriver à ce qu’elle n’ait plus besoin de nous pour s’endormir (on pouvait y passer 1h30 à 2h tous les soirs…), on y a été progressivement, étape par étape :
✅ D’abord, plutôt que d’attendre au bord de son lit, on attendait dans l’encadrement de la porte de sa chambre
✅ Puis, on attendait dans le couloir sans qu’elle puisse nous voir, mais elle nous appelait et on répondait, elle pouvait entendre qu’on était juste là
✅ Puis, on a mis avec elle dans la maison, une croix avec du masking tape, pour matérialiser l’endroit où nous serions quand elle serait au lit. Quand elle nous demandait où on était, on lui répondait « on est sur la croix ! ». Ça paraît idiot, mais je pense qu’elle avait vraiment un grand besoin d’être rassurée, et de matérialiser l’endroit où nous étions l’a beaucoup aidée. Petit à petit, la croix s’est éloignée de plus en plus de sa chambre.
On a changé d’étape après au moins 4 ou 5 soirs « validés » dans la même étape.
Et rassurez-vous : rien de dure ! Donc par exemple n’ayez pas peur de mettre quelque chose en place de peur que ça dure éternellement. Ça durera plus ou moins longtemps, mais si vous expliquez à votre enfant que c’est provisoire, que c’est pour l’accompagner le temps qu’il y arrive, il comprendra très bien. Je vous rassure : l’histoire de la croix n’a duré qu’un temps, et depuis on est libres dans la maison quand elle est couchée, on ne reste pas sur notre croix toute la soirée ha ha !!! 😂 Bref rassurez-vous, tout passe !

Crédit photo : Fotolia
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Enseignement durable n°2 : Reconnaître les émotions de son enfant
L’erreur que nous avons faite quand notre fille a commencé à faire des cauchemars, a été de ne pas reconnaître ses peurs. On allait dans sa chambre, on pensait la rassurer en lui disant « il n’y a pas de loups », mais ça ne fonctionnait pas.
Avec ce livre on a appris à reconnaître pleinement ses émotions. Rien que de lui montrer qu’on reconnaît ce qu’elle exprime l’aide déjà à aller mieux.
Alors la nuit, oui on a vaporisé du pshiiit anti loup, on a mis l’étendoir à linge devant sa porte pour faire une barrière contre les monstres,… et ça a marché !
On a perdu un temps fou à se contenter de lui dire « il n’y a pas de monstres« , si on avait su !
Et c’est un enseignement que l’on a gardé jusqu’à aujourd’hui : maintenant on reconnaît pleinement ce qu’elle exprime, on joue le jeu à fond jusqu’à ce qu’elle arrive elle même à dépasser ce qu’elle ressent.
Crédit photo : momes.net
Enseignement durable n°4 : Choisir les bons mots
« Je m’en vais, bonne nuit ! », est quelque chose que je disais sans me douter de l’impact que cela pouvait avoir sur un enfant de 3 ans ! « Je m’en vais », pour nous cela va de soit qu’on s’en va juste à côté, mais pour mini il peut comprendre qu’on s’en va tout court, de la maison ! Il y a plein de mots simples qu’on utilise sans faire attention, et qui, dans un cerveau d’enfant, peuvent prendre un tout autre sens ! 🤪
Depuis, grâce à ce livre, je fais toujours attention au vocabulaire que j’emploie, pour être sûre que ma fille ne puisse pas mal interpréter ce que j’ai voulu dire. Pour qu’elle se sente ainsi le plus possible en sécurité et rassurée. 🙏
Le soir, même aujourd’hui à 5 ans, je ne lui dis plus « je m’en vais », mais « je vais dans le salon ». Ce sont des habitudes simples à mettre en place, et qui fonctionnent très bien ! 👍
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